Le manque de places pour les personnes polyhandicapées

 

  • Question écrite du 24/10/2017
    • de DUFRANE Anthony
    • à GREOLI Alda, Ministre de l’Action sociale, de la Santé, de l’Egalité des chances, de la Fonction publique et de la Simplification administrative

Le polyhandicap est l’association de déficiences graves avec un retard mental modéré, sévère ou profond, tel que la dépendance qui en résulte nécessite une aide humaine et technique permanente, proche et individualisée. De ce fait, les personnes touchées par le handicap sont totalement dépendantes. Actuellement, la Wallonie ferait face à un manque croissant de places au sein des structures agrées. Ce manque de places engendre de nombreuses difficultés pour ces personnes et leurs familles puisque faute d’institution adaptées, les enfants polyhandicapés vivent chez leurs parents et dans un domicile non adapté à la prise en charge de leur handicap. Madame la Ministre dispose-t-elle d’une évaluation permettant de connaître le besoin en places ? Quelles actions la Wallonie et l’AViQ développent-elles afin d’accroître l’offre de places ?  Qu’en est-il du Plan Grande dépendance wallon annoncé par le prédécesseur de Madame la Ministre ?

 

  • Réponse du 13/11/2017
    • de GREOLI Alda

Au niveau d’une évaluation permettant de connaître le besoin de places pour les personnes polyhandicapées, sachant qu’au fur et à mesure de son opérationnalisation, l’outil Liste Unique permettra de fournir une vision statistique des demandes formulées par des adultes sollicitant une solution en Accueil-Hébergement.  Pour l’instant, les chiffres annuels de la Cellule chargée du Suivi des Personnes Prioritaires n’offrent qu’une vision partielle de la problématique. Sur 434 demandes adressées à la Cellule en 2016, 38 concernaient des personnes polyhandicapées, 46 des personnes atteintes d’infirmité motrice cérébrale et 27 des personnes cérébrolésées. En 2015, 405 demandes ont été adressées, dont 26 pour des personnes polyhandicapées. En 2014, 403 demandes dont 48.   La politique des cas prioritaires et des places nominatives se poursuit. Depuis le début de la législature, les budgets annuels alloués aux cas prioritaires sont passés de 18,3 Mios à 31,5 Mios. Un appel à projets spécifique au Polyhandicap et à la Cérébrolésion a été lancé, et un budget de 5 millions d’euros a été dédicacé à cet effet sur l’année budgétaire 2018. Les candidatures devaient être introduites pour le 30 septembre. À ce stade, tout ce que je peux dire, c’est que 17 candidatures ont été réceptionnées.  Le comité de sélection composé d’associations de familles et de membres de l’administration et de mon Cabinet se réunira dans le courant du mois de février. S’il est vrai que dans un premier temps, l’analyse des dossiers était prévue pour la fin du mois de novembre, il a fallu postposer cette date en fonction du nombre de candidatures reçues dans le cadre du Plan ERICh. En effet afin de permettre aux associations représentant les personnes handicapées d’examiner sereinement l’ensemble des candidatures, et s’agissant d’un budget 2018, le report de quelques mois de la sélection nous est apparu plus opportun et plus respectueux des porteurs de projets. L’appel Polyhandicap et Cérébrolésion est destiné aux services résidentiels ou d’accueil, qui veulent améliorer leur infrastructure et créer des places supplémentaires pour ces types de prises en charge.   À l’heure actuelle, il n’est donc pas encore possible de dire combien de places seront créées.