Activités de massage dans les écoles

Question orale de M. Anthony Dufrane à Mme Marie-Martine Schyns, ministre de l’Éducation, intitulée «Activités de massage dans les écoles»

M. Anthony Dufrane (PS).

Je me permets de vous interroger au sujet d’un programme novateur.

Lors de votre passage au Salon de l’éducation de Charleroi cette année, vous avez certainement eu l’occasion de rencontrer tous les professionnels de l’éducation, ainsi que les futurs enseignants, et de découvrir, parmi les stands, un nouveau programme de massages à l’école. Ce programme qui s’adresse aux professeurs encadrant des enfants de 4 à 12 ans a des effets bénéfiques puisqu’il améliore la concentration, réduit les méfaits du stress et favorise la communication.

Cet enseignement semble se développer et porter ses fruits dans de nombreux pays. Intégré dans le système scolaire anglais, il est également présent en Suède, en Suisse, en Argentine et en France, mais aussi au Canada, au Japon et au Portugal.

Je souhaiterais connaître votre avis sur le sujet. Ne devrait-on pas attirer l’attention des directions d’écoles sur cette formation professionnelle et les encourager à utiliser davantage les méthodes douces pour le bien-être des enfants?

 

Réponse de Mme Marie-Martine Schyns, Ministre de l’Éducation.

Votre question touche à l’enjeu fondamental pour l’école d’assurer un cadre de bien-être, de développement personnel des élèves et de tenir compte des interactions entre les émotions et la qualité des apprentissages.

Il s’agit d’intégrer une série d’activités qui contribuent à la qualité de vie à l’école, dans une approche cohérente. Des dispositions décrétales votées en 2016, qui modifient le décret «Missions», invitent chaque établissement scolaire à élaborer un plan de pilotage pour une période de six ans; un des points de ce plan concerne cette stratégie relative à la santé et au bien-être. C’est bien la cohérence des activités menées dans une école qui est visée, en les inscrivant dans une approche globale et concertée.

De nombreux projets, initiatives et méthodologies sont menés en partenariat avec d’autres acteurs. Ces bonnes pratiques peuvent inspirer la mise en œuvre d’activités relatives au développement personnel, en les adaptant au contexte et aux ressources locales.

Ainsi, plusieurs écoles ont déjà instauré des projets pilotes dans des classes maternelles où les élèves pratiquent des massages entre eux. Les enseignants font état d’un effet relaxant et d’un impact sur la psychomotricité et sur le respect mutuel.

Ces méthodes, initiatives et bonnes pratiques gagneraient à être encore mieux diffusées. Cette préoccupation d’outiller les acteurs de terrain fait partie d’une proposition émise dans le cadre du Pacte.

Il me paraît intéressant, dans le cadre des plans de pilotage qui ont déjà été votés et qui seront progressivement mis œuvre dans les écoles – il s’agit des fameux articles 70 et 71 dont nous avons souvent débattu dans cette commission – que des écoles mettent l’accent sur le bien-être des élèves et utilisent de telles pratiques.

Réplique de M. Anthony Dufrane (PS).

Je me réjouis de votre enthousiasme, Madame la Ministre, par rapport à cette thématique.

Vous nous avez parlé abondamment de bien-être, de développement personnel et il est important de débuter cet apprentissage dès le plus jeune âge. Je vous conseille de prendre connaissance d’un superbe reportage qui a été diffusé sur France2 ce week-end à ce sujet, sur lequel je ne manquerai pas de revenir.