Les offres d’emploi de la Ville (09/2016)

Question écrite du Conseiller communal Anthony Dufrane

Madame l’Echevine, la Ville de Charleroi se classe parmi les plus grands employeurs de la Région. Cependant, nous savons que le chômage reste un problème majeur.

Pourriez-vous me communiquer les statistiques des cinq dernières années en équivalent temps plein? Existe-il des métiers en pénurie au sein de la ville?

Si oui, quels moyens sont envisagés pour promouvoir ceux-ci ? Combien d’offres d’emplois sont en moyenne publiées chaque année ? Quels vecteurs de communication sont utilisées?

Enfin, la Ville fait-elle parfois appel à des tiers afin de procéder à des recrutements ?

Anthony DUFRANE

Conseiller communal

Réponse de Monsieur le Bourgmestre en titre Paul Manette et Madame l’Echevine déléguée Françoise Daspremont

Concernant les engagements, vous trouverez ci-après, les statistiques des cinq dernières années en équivalents temps plein.

Ces informations sont issues d’une extraction du logiciel Pléiades qui reprend le nombre d’équivalents temps plein.

A noter que les engagements relatifs aux accueillantes extrascolaires et du temps de midi ainsi qu’aux pleines éducatives de proximité et saisonnières (peps) ne sont pas pris en considération dans ces chiffres.

Ce tableau reprend donc :

  • Les personnes engagées dans le cadre du plan d’embauche
  • Les agents sous contrat PTP
  • Les agents sous contrat premier emploi
  • Les saisonniers
  • Les emplois normés

Engagements de la Ville de Charleroi durant la période 2011-2015

 Selon contrat de travail Presté (soit en tenant compte de certaines réductions demandées)
2015262,0256,6
2011129,0123,0
2012280,6267,4
2013130,5121,1
2014175,5161,5

Quant aux métiers en pénurie, le bilan régional et local est similaire : on retrouve les métiers liés à la construction, à l’information et à la télécommunication (NTIC).

Pour les fonctions techniques de la construction, il s’agit d’un secteur compétitif et fort présent sur Charleroi. Les raisons de la pénurie sont notamment la faiblesse des rémunérations, les conditions de travail peu attractives, peu de politique de formations,…

Pour les métiers de l’information et de la télécommunication, il s’agit d’un secteur où les gens sont forts mobiles (contrat de gestion de projet).

Dans la fonction publique, les rémunérations ne sont pas compétitives, le confort au travail diffère de celui qu’offre la concurrence, les investissements sont faibles ou inexistants, ce qui offre des perspectives de travail moins attractives.

Il y a aussi une certaine pénurie d’ouvriers qualifiés (voiriste, couvreurs, chauffagistes,…)

Cependant, le service public reste attractif sous certains aspects : recherche du respect des normes de sécurité, d’une stabilité de l’emploi et des horaires flexibles et/ou adaptés permettant une meilleure adéquation entre la vie professionnelle et la vie privée.

Pour cette dernière catégorie, depuis l’adoption par le Conseil communal, en ses séances du 26 octobre et du 15 décembre 2015, de la délibération modificative du Statut administratif et du Règlement pour les agents contractuels, les formations IFAPME, le diplôme de chef d’entreprise et les titres de compétences sont désormais pris en considération pour les recrutements de la ville, ce qui permet de toucher davantage de candidats potentiels.

Quant au nombre d’appels publics/offres d’emploi : la GRH en a lancé :

  • 41 en 2011
  • 28 en 2012
  • 24 en 2013
  • 24 en 2014
  • 39 en 2015

Les moyens de communications utilisés pour la diffusion des appels publics et des offres d’emplois sont : les sites internet de la Ville, du CPAS, du Forem, de l’Union des Villes et Communes de Wallonie (Jobcom), des hautes écoles et des Universités, de l’ordre des architectes et de l’ordre des barreaux francophone et germanophones. En interne, le site intranet de la Ville, l’affichage dans les maisons citoyennes, les référents administratifs qui se chargent de la diffusion par courriel aux agents de la ville, l’infobulle (message électronique internet envoyé aux agents disposant d’un PC).

Pour les agents ne disposant pas d’un PC, les référents administratifs communiquent les avis de parution à leurs brigadiers, qui se chargent à leur tour, de la diffusion de l’information au sein du personnel concerné.

Enfin, à ce jour, la Ville ne recourt pas à des tiers pour procéder à des recrutements.