Les nuisances sonores à Charleroi

Question de Monsieur le Conseiller Anthony Dufrane

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Monsieur l’Echevin, les nuisances sonores sont un véritable fléau dans les villes. Nous savons que l’ennemi numéro un, ce sont les véhicules motorisés, et avec plus de 210.000 habitants, notre Ville est plus que concernée.

Monsieur l’Echevin a-t-il connaissance des endroits les plus concernés par cette pollution sonore ? Vous aviez annoncé il y a peu quelques pistes afin d’endiguer ce phénomène comme par exemple rénover des routes, promouvoir des alternatives à la mobilité individuelle. Où en sont ces pistes ? Quels sont les résultats espérés ? Cela est-il suffisant ? Un plan communal de mobilité plus ambitieux est-il envisageable ?

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Réponse de Monsieur l’Echevin Cyprien Devilers et de Monsieur le Bourgmestre Paul Magnette

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Au niveau de la Police, parmi les doléances reçues en matière de circulation routière, c’est invariablement le stationnement et la vitesse qui sont les plus fréquentes. Il est vrai toutefois que, si des éléments physiques surélevés sont installés pour diminuer la vitesse (ralentisseurs classiques, plateaux TEC, coussins berlinois « 30 ou 50 Kms/Hr »), on recevra peu après des plaintes concernant des nuisances sonores (coups de frein/ré-accélération, bruits de suspension, bruits de poids lourds circulant à vide) et/ou des vibrations dans les immeubles situés à proximité immédiate. A ce titre, il nous faut trouver le juste équilibre entre peser sur la vitesse des véhicules et préserver l’environnement sonore. C’est pourquoi une attention toute particulière est accordée lors de l’étude préalable de voirie pour prévenir ce genre d’effets indésirables.

Quant à la pollution sonore liée à la circulation des « deux roues » (classe A et B), celle-ci a assez bien diminué grâce aux divers contrôles effectués par notre Zone de Police (passage au curvomètre et remise en conformité) mais également avec l’avènement de nombreux engins propulsés par un moteur « 4 temps », plus difficiles à transformer que son cousin « à deux temps ». Le fait qu’il soit nécessaire d’immatriculer ces engins a également restreint le nombre de véhicules polluants.

Quant aux endroits clairement identifiés, nous sommes en capacité d’identifier des zones principalement de trafic congestionné ou de manque de mobilité. L’aspect nuisance sonore n’est, quant à lui, pas souvent mis en avant dès lors que la concentration des doléances et observations n’est pas suffisante. Remarquons toutefois, lorsqu’une voie publique présente un profil autoroutier (A503, R9, N90, …), des panneaux « antibruit » sont parfois installés par le SPW pour tenter de garantir une isolation phonique. Celui-ci ne répond toutefois pas toujours positivement aux demandes qui lui sont transmises.

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En termes de réfection de voiries, la Ville a massivement investi, depuis le début de la mandature, dans la réfection des voiries les plus dégradées de l’entité, ces voiries pouvant constituer une source potentielle de nuisances sonores. A cet égard, la réfection de plus de 200 rues depuis 2013 constitue une avancée notable. Il faut également ajouter que les investissements se poursuivront en 2018 et en 2019 sur base notamment du prochain marché stock de réfection de revêtements.

Enfin, les nombreux projets en cours sur Charleroi visent à promouvoir les modes doux et des zones de vies plus agréables. Il est entre autre question de se débarrasser des véhicules en transit dans le Centre-Ville (et hors ville) afin de les diffuser sur les axes prévus à cet effet. Charleroi devrait donc d’ici quelques année être une ville moins bruyante (et polluée) grâce à ces diverses mesures mises en places (Zones 30/Partagées/Piétonnes, aménagements cyclables, mise ne place du BHNS, Stationnement mieux organisé, concertation avec les transports en communs, etc..).

En ce qui concerne les aspects environnementaux, nous portons un intérêt particulier à la sensibilisation aux véhicules à carburant alternatif, tels que les véhicules fonctionnant au gaz naturel (CNG) ou à l’électricité. Ces nouveaux carburants permettent de diminuer drastiquement non seulement les nuisances sonores des moteurs, mais en même temps les émissions de polluants.