Le suivi de la réhabilitation du site « Aciérie et minière de la Sambre Sud » et du site « Aciérie et minière de la Sambre Nord »

 

Question écrite du 03/10/2016

  • de DUFRANE Anthony
  • à DI ANTONIO Carlo, Ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire, de la Mobilité et des Transports et du Bien-être animal

À Marchienne-au-Pont, le site « Aciérie et minière de la Sambre Sud » est un ancien site d’activité économique, d’une superficie totale de 234.700 m2 en cours de réhabilitation. Le lieu a été utilisé successivement pour des activités d’aciérie et de laminage, pour l’exploitation d’une centrale à béton et pour un centre de tri et de recyclage.

Le projet de développement économique pour ce site prévoit qu’il fasse partie d’une grande zone d’activités économiques multimodale.

Lorsqu’on examine la fiche technique de ce site, on constate que les dernières actions menées par la SPAQuE sur le site datent de 2015, à savoir le démantèlement des structures enterrées et hors sols (murs, voiries, fondations, caves, dalles de sol, etc.) afin de permettre la réalisation de forages et d’investigations des sols.

Monsieur le Ministre peut-il donner plus d’informations sur l’état de ce site ? Quelles actions ont été menées depuis un an ?

Concernant le site « Aciérie et minière de la Sambre Nord« , toujours à Marchienne-au-Pont, c’est un ancien site d’activité économique, d’une superficie totale de 146.000 m2 en cours de réhabilitation. Le lieu a été utilisé successivement pour le développement d’activités de hauts-fourneaux, de fours à coke et de fabrication de sous-produits. Depuis les années 1980, une partie du site accueille une vaste zone de stockage de scories, un bassin de virement et une station de démergement.

Le projet de développement économique pour ce site prévoit un développement de PME. Lorsqu’on examine la fiche technique de ce site, on constate que les dernières actions menées par la SPAQuE sur le site datent de 2011, à savoir le démantèlement des structures enterrées et hors sols (murs, voiries, fondations, caves, dalles de sol, etc.) afin de permettre la réalisation de forages et d’investigations des sols.

Monsieur le Ministre peut-il donner plus d’informations sur l’état de ce site ? Quelles actions ont été menées depuis cinq ans ? Des difficultés particulières ont-elles été constatées lors des travaux qui expliqueraient ces délais ?

 

 

Réponse du 20/10/2016

  • de DI ANTONIO Carlo

Concernant le site « Aciéries et Minières de la Sambre Nord » (A.M.S. Nord), quatre étapes de travaux de réhabilitation ont déjà été menées par SPAQυE sur le site :
– Dégagement de l’ancienne cokerie ;
– Démolition de cette ancienne cokerie ;
– Prise en charge des andains pollués issus de la déconstruction de l’ancienne cokerie ;
– Prise en charge des andains amiantés.

Ces travaux ont été réalisés de 2008 à 2012. Ils se sont donc concentrés sur la seule partie accessible du site, à savoir l’ancienne cokerie.

Une grande partie du site à assainir est, à l’heure actuelle, occupée par la société THY Marcinelle, faisant partie du Groupe RIVA, qui y traite et y stocke, depuis début 2000, les scories provenant des hauts fourneaux de l’entreprise sidérurgique THY Marcinelle. Le permis d’exploiter a été accordé en 1999 pour une durée de 30 ans. Jusqu’ici, la société RIVA – THY MARCINELLE n’a pas souhaité déménager, rendant impossible la finalisation des actions d’assainissement.

En ce qui concerne le site « Aciéries et Minières de la Sambre Sud » (AMS Sud), celui-ci a été retenu par le Gouvernement pour sa réhabilitation par SPAQυE dans le cadre du plan Marshall 2.Vert, en vue de le reconvertir en zone économique. SPAQυE y a entrepris des investigations préliminaires afin de rendre possibles la caractérisation du site et sa réhabilitation. Ces investigations préliminaires sont en cours.

Enfin, dans le cadre de la programmation FEDER 2014-2020, le Gouvernement a retenu un projet du Port autonome de Charleroi, visant à la réalisation d’un pont sur la Sambre et d’une voirie de raccordement de la zone AMS Sud, promise à un développement économique après sa réhabilitation, et du site de la Centrale électrique de Marchienne, déjà réhabilité, à la RN 90 et au grand ring autoroutier de Charleroi.