Des voitures banalisées anti-incivilités

Question de Monsieur le Conseiller Anthony Dufrane

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Monsieur l’Echevin, comme vous le savez, la propreté me tient à cœur. En effet, il me paraît essentiel de poursuivre les efforts et d’avoir de nouvelles réflexions à ce sujet.
Justement, vous annonciez dans la Presse il y a peu, que de janvier à août 2017, 40 opérations avaient été menées par le service propreté de la Ville de Charleroi. L’objectif étant de repérer et de réprimer les dépôts d’immondices clandestins. Ces opérations ont été réalisées avec le soutien de voitures banalisées. Pour rappel, ce dispositif, parmi tant d’autres, permet de veiller à l’amélioration de la propreté de la Ville.

Sur ces 40 opérations seules 10 interpellations ont eu lieu. C’est un grain de sable par rapport aux 2.629 requêtes qui vous ont été adressées. Celles-ci concernaient aussi bien des dépôts clandestins, des encombrants, des poubelles pleines ou encore des sacs vandalisés.

Monsieur l’Echevin, mes questions sont les suivantes : Où en sont ces 2.629 requêtes aujourd’hui ? Combien d’entre elles ont été menées à terme ? Les procédures étant longues, ne serait-il pas envisageable de faciliter celles-ci ?

Je vous remercie pour vos réponses.

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Réponse de Monsieur l’Echevin Cyprien Devilers

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Monsieur le Conseiller,

Je vous remercie pour votre question.

Tout d’abord, pour précision, les requêtes dont vous faites mentions ne concernent pas uniquement le service SOS propreté. Ce chiffre inclut l’intégralité des requêtes qui arrivent par différents canaux (mails, appels téléphoniques, courriers …) au sein de nos services et concernent non seulement la propreté mais aussi l’écologie urbaine et le bien-être animal.

Chaque requête fait l’objet d’un suivi minutieux. En effet, pour chacune d’elles, une procédure de régularisation est mise en place. Pour sa part, le service propreté nous informe que dans 80% des cas, le dossier abouti dans les 30 jours.

Dès lors qu’il s’agit d’un enlèvement sur la voie publique, le service propreté en assure l’enlèvement aussi rapidement que possible.

La procédure concernant les terrains privés est bien évidemment différente. Dans un premier temps, les services de SOS Propreté avertissent le ou les propriétaires incriminés leur enjoignant de nettoyer leur terrain. Un délai d’action leur est laissé afin que la situation soit régularisée. Malgré l’implication quotidienne des services de SOS Propreté, certains propriétaires inciviques refusent de s’exécuter. Dès lors, une procédure de mesure d’office est

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lancée à leur encontre. Cette dernière est régie par des prescrits légaux qui rendent la procédure particulièrement longue, en fonction des délais de rigueur imposés par la loi, ainsi que l’obligation d’avertir le contrevenant des actions effectuées à son encontre.

Au vu de tous ces éléments, l’objectif est bien évidemment que, quelle que soit la durée, tous ces dossiers, puissent à terme, être régularisés.

A la lumière de ces éléments, vous comprendrez également que la question des récidives se pose également et doit faire l’objet d’un suivi attentif de la part des services concernés.

Le Service SOS propreté comprend 10 agents pour cette mission spécifique. Une surveillance « sous-marin » prend, en règle générale, plusieurs heures. Par ailleurs, et toujours avec objectif de pouvoir prendre un incivique en flagrant délit, le service vient de se doter de caméras mobiles. Ces différentes actions mises en place permettent de mettre sous monitoring un nombre croissant de points noirs.

Néanmoins, il reste compliqué de mettre un policier derrière chaque citoyen. Il s’agit là d’un travail transversal et de longue haleine.

J’espère que cette réponse vous satisfait.