Contrôle des fientes de pigeons à Charleroi

 

Question écrite de Monsieur le Conseiller Anthony Dufrane :

Monsieur l’Echevin,

Plus de 40 germes pathogènes (virus, bactéries, champignons microscopiques, etc.) peuvent être présents dans les accumulations de fientes de pigeons des villes et trois d’entre eux peuvent représenter un réel danger pour la population.

En partant de ce constat et en se rendant compte que Charleroi est infestée de pigeons se reproduisant à un rythme effréné, j’ai bien pris connaissance de la dernière sortie presse de Monsieur l’Echevin relative à l’investissement d’un canon attrape pigeons d’une valeur de 6000 euros.

En 2007, votre prédécesseur annonçait vouloir éradiquer ce fléau en investissant dans des pigeonniers contraceptifs.

Monsieur l’échevin, pourrait-il faire le point sur la politique en la matière ?

Que deviendront les pigeons pris dans vos filets ?

Je note également que le règlement de police interdit de nourrir ces volatiles. Or il s’avère qu’il n’est pas rare de constater de telles infractions aux 4 coins de notre ville. Pourriez-vous, s’il vous plait, me communiquer le nombre de procès ou avertissements dressés annuellement sur base des 4 dernières années ?

Une campagne de sensibilisation a-t ’elle été effectuée ces dernières années à ce sujet, au travers du site internet et du magazine communal ?

Les gardiens de la paix et stewards urbains constatant chaque jour de telles infractions ont-ils été briefés afin de pouvoir rappeler aux contrevenants ce qu’ils risquent et surtout les informer en la matière ? Je reste persuadé que la base du problème est peut-être un manque d’information du public…

Par ailleurs, je constate que la majeure partie des lieux de reproduction de pigeons se trouvent dans des bâtiments privés et publics laissés à l’abandon depuis des années. A ce sujet, ne serait-il pas intéressant d’envisager avec votre collègue ayant en charge les Finances ou l’Urbanisme, d’investiguer sur des éventuelles mesures d’offices ou de taxation de bâtiments abandonnés comportant des fenêtres arrachées ou des carreaux cassés ?

Je vous remercie d’avance pour les réponses que vous pourrez m’apporter,

Anthony Dufrane, Conseiller communal

 

Réponse de Monsieur l’Echevin Cyprien Devillers :

Monsieur le Conseiller,

Je vous remercie de votre question.

En effet, le service SOS propreté s’est doté d’un canon à filet afin de lutter contre ce fléau.

Les pigeons attrapés sont euthanasiés car ils sont considérés comme des animaux potentiellement porteurs de zoonoses. Ce qui constitue un risque de propagation des maladies.

Au-delà de cet aspect, les déjections de ces volatiles causent également de nombreuses salissures sur les trottoirs et façades. Des interventions sont donc programmés ponctuellement afin d’assurer la salubrité publique.

Les procédures de captures sont réalisées en concertation avec la vétérinaire communale.

Il faut savoir que lors de ces captures, seul un des deux pigeons d’un couple est attrapé, l’autre se trouvant sur le nid. La volonté n’est donc pas d’éradiquer ces volatiles mais d’en limiter le nombre afin de réduire les nuisances qu’ils créent.

Concernant les infractions au Règlement Communal de Police, ainsi que la communication autour de ce dernier, je vous suggère d’adresser ces demandes à la Police Administrative, placée sous l’égide du Bourgmestre.

En termes de sensibilisation au sein de nos services, l’éco-conseiller de l’Ecologie urbaine sensibilise aussi les enfants à cette problématique.

Concernant votre proposition de faire relayer cette information via les stewards urbains et Gardiens de la Paix, nous la transmettons aux services concernés afin qu’ils puissent en évaluer l’opportunité et la faisabilité.

Les propriétaires des immeubles privés qui abritent une colonie de pigeons sont contactés par le service SOS propreté pour fermer les baies et empêcher de ce fait la pénétration se ces oiseaux ou organiser d’abord une capture le soir dès que les pigeons sont rentrés avant de procédure à la fermeture des baies de l’immeuble.

Pour les bâtiments communaux abandonnés, la même procédure est mise en œuvre avec une personne de contact du Service des Bâtiments.

La possible taxation que vous suggérez pourra être étudiée par ma collègue en charge des finances.

Enfin, pour votre parfaite information, nous étudions actuellement la possibilité de placer un pigeonnier contraceptif au sein de notre métropole. Cela se fera en parfaite collaboration avec les différentes parties concernées.